Vous avez passé trois heures à rédiger votre dernier article de blog.
Vous avez cherché des idées, construit un plan, corrigé vos phrases, choisi une belle image et peut-être même demandé à une IA de vous proposer un titre accrocheur.
Puis vous avez cliqué sur « Publier ».
Quelques jours plus tard, vous ouvrez Google Analytics ou Search Console pour voir ce qui se passe.
Pas grand-chose.
Votre article existe, il est accessible sur Internet, mais personne ou presque ne le lit. Et ce qui est particulièrement agaçant, c’est que vous avez pourtant l’impression d’avoir fait les choses correctement.
J’ai connu ce problème.
J’écris sur Internet depuis plus de vingt ans et j’envoie une newsletter depuis 2008. Avec le temps, j’ai appris à rédiger un email en une quinzaine de minutes quand je sais exactement ce que je veux raconter.
Mais les articles de blog, c’est une autre histoire.
Vous devez choisir un sujet, comprendre ce que les lecteurs attendent, organiser vos idées, écrire quelque chose d’intéressant et penser à Google sans transformer chaque paragraphe en bouillie de mots-clés.
Et même après avoir écrit des centaines d’articles, il m’arrive encore de me demander par quel bout prendre un sujet.
J’ai longtemps abordé la rédaction comme un exercice d’écriture. Je trouvais une idée, je commençais à taper et je voyais où ça me menait. Parfois, ça donnait quelque chose de très intéressant. D’autres fois, je me retrouvais avec un article de 2 000 mots qui partait dans plusieurs directions et dont je ne savais plus vraiment quoi faire.
Le problème, c’est qu’un bon article de blog n’est pas simplement un texte bien écrit. C’est une réponse utile apportée à une personne qui cherche quelque chose de précis.
Cette distinction change beaucoup de choses.
Au lieu de vous demander ce que vous allez raconter, vous commencez par vous demander ce que votre lecteur doit avoir compris, appris ou réussi à faire lorsqu’il quitte votre page.
Dans ce guide, je vais vous montrer comment écrire un article de blog de A à Z, depuis la recherche du sujet jusqu’à sa publication et son optimisation pour Google.
Pour que tout ça ne reste pas théorique, nous allons suivre un exemple : celui d’un artisan spécialisé dans la rénovation de salles de bains qui souhaite attirer des clients grâce à son blog.
Le personnage est fictif, mais les décisions, les problèmes et les méthodes que nous allons utiliser correspondent à ce qu’on rencontre sur un véritable site professionnel.
Vous pourrez appliquer exactement le même processus à un blog sur le marketing, la cuisine, le jardinage, la photographie ou pratiquement n’importe quelle autre activité.
1. Avant d’écrire votre article, décidez à quoi il doit servir
C’est une question toute bête, mais j’ai mis du temps à comprendre à quel point elle était importante.
Pourquoi écrivez-vous cet article ?
Pour obtenir du trafic ? Pour vendre quelque chose ? Pour récupérer des abonnés ? Pour répondre à une question qu’on vous pose régulièrement ?
Il n’y a pas de mauvaise réponse. En revanche, il y a une mauvaise façon de commencer : écrire sans avoir la moindre idée du résultat recherché.
Imaginez que vous teniez un blog consacré au jardinage.
Vous publiez un article intitulé « Mes réflexions sur les tomates ».
Vous pouvez raconter des choses intéressantes, expliquer vos expériences, donner votre avis sur différentes variétés… Mais à qui s’adresse réellement ce contenu ? Et qu’est-ce que le lecteur est censé en retirer ?
Maintenant, prenez un autre titre :
« Pourquoi vos tomates restent vertes et comment les faire mûrir ».
Cette fois, la situation est beaucoup plus claire.
Votre lecteur possède probablement des pieds de tomates. Les fruits sont là, mais ils ne mûrissent pas. Il cherche une explication et surtout une solution.
Vous savez ce qu’il attend. Vous savez quelles informations lui donner. Vous pouvez même imaginer les questions qu’il se pose devant ses plants.
Et vous savez comment organiser votre article.
C’est précisément ce qui manque à beaucoup de contenus.
Distinguez l’objectif du lecteur de votre objectif commercial
Prenons notre artisan.
Il souhaite évidemment développer son activité. Son objectif commercial est d’obtenir davantage de demandes de devis.
Mais la personne qui cherche « dans quel ordre rénover une salle de bain » n’a pas forcément envie de demander un devis immédiatement.
Elle veut d’abord comprendre comment organiser les travaux.
Si l’artisan transforme son article en argumentaire commercial, le lecteur risque de repartir sans avoir obtenu sa réponse.
En revanche, s’il explique clairement les différentes étapes, les erreurs à éviter et les décisions à prendre avant de commencer, il peut devenir une référence crédible aux yeux du visiteur.
C’est ensuite, naturellement, que certains lecteurs envisageront de faire appel à lui.
Nous avons donc deux objectifs complémentaires :
- Pour le lecteur : comprendre dans quel ordre effectuer les travaux d’une salle de bains.
- Pour l’entreprise : démontrer son expertise et permettre aux personnes qui souhaitent déléguer leur chantier de demander un devis.
Les deux ne doivent pas être confondus.
Quand vous préparez un article, je vous conseille de noter cette phrase quelque part :
« Après avoir lu mon article, la personne doit être capable de… »
Complétez-la avec un résultat précis.
Par exemple : « Après avoir lu mon article, la personne doit être capable de préparer les grandes étapes de rénovation de sa salle de bains sans oublier les interventions importantes. »
Vous venez de trouver la véritable destination de votre contenu.
Et croyez-moi, écrire devient beaucoup plus simple quand on sait où l’on veut emmener son lecteur.
2. Trouvez un sujet que les gens cherchent réellement
Il y a une différence entre avoir une idée d’article et identifier un sujet qui mérite un article.
Vous pouvez parfaitement écrire sur un événement personnel, partager une opinion ou raconter une expérience sans vous préoccuper du référencement.
C’est même une excellente chose si vous avez une audience qui vous suit régulièrement.
Mais si votre objectif est d’attirer de nouveaux visiteurs grâce à Google, vous devez vous intéresser à ce que les internautes recherchent déjà.
Et surtout, à la manière dont ils formulent leurs questions.
Commencez par les problèmes que vous connaissez
La première source d’idées se trouve rarement dans un outil SEO.
Elle se trouve dans les conversations avec vos clients.
Quelles questions vous posent-ils régulièrement ? Quelles erreurs commettent-ils ? Qu’est-ce qui les empêche d’avancer ? Qu’est-ce qu’ils aimeraient comprendre avant de prendre une décision ?
Dans mon activité, je pourrais facilement préparer plusieurs articles à partir de questions que se posent les entrepreneurs :
« Pourquoi mon site ne reçoit-il presque aucun visiteur ? »
« Comment trouver une idée de produit à vendre ? »
« Est-ce que je dois créer une newsletter avant d’avoir du trafic ? »
Ce sont de meilleurs points de départ que des sujets vagues comme « Les nouvelles tendances du marketing digital ».
Parce qu’ils correspondent à des situations concrètes.
Revenons à notre artisan.
Ses clients lui posent régulièrement des questions sur l’organisation d’un chantier. Certains veulent savoir s’il faut changer la plomberie avant de poser le carrelage. D’autres hésitent entre remplacer la baignoire et installer une douche.
Il note cinq questions récurrentes.
Puis il essaie de les transformer en recherches possibles :
| Question du client | Sujet d’article possible |
|---|---|
| Par quoi faut-il commencer ? | Dans quel ordre rénover une salle de bain ? |
| Combien faut-il prévoir ? | Quel budget pour rénover une petite salle de bain ? |
| Peut-on garder l’ancienne plomberie ? | Quand faut-il refaire la plomberie d’une salle de bain ? |
| Combien de temps dure le chantier ? | Combien de temps faut-il pour rénover une salle de bain ? |
| Peut-on faire les travaux soi-même ? | Rénover sa salle de bain soi-même : que peut-on faire ? |
Ces cinq sujets parlent de la même activité, mais ne répondent pas à la même question.
Ils peuvent donc, sous réserve de vérifier les résultats de recherche, donner naissance à plusieurs contenus complémentaires.
Utilisez Google Search Console pour trouver des idées
Quand un site existe depuis quelque temps, Google Search Console devient particulièrement intéressante.
J’y passe régulièrement du temps, notamment lorsque je cherche à comprendre pourquoi certaines pages reçoivent des impressions sans attirer beaucoup de visiteurs.
Et j’aime bien regarder les requêtes inattendues.
Vous savez, ces recherches un peu étranges qui apparaissent dans vos statistiques alors que vous n’avez jamais pensé à écrire un article spécifiquement dessus.
Certaines ne valent rien. D’autres peuvent révéler une question que vous n’aviez jamais envisagée.
Pour les trouver, ouvrez Search Console, rendez-vous dans « Performances », puis consultez l’onglet « Requêtes ». Pour aller plus loin sur ce point, je détaille comment trouver des mots-clés avec Google Search Console (sans outil payant).
Regardez les expressions qui déclenchent des impressions, même lorsqu’elles génèrent peu de clics.
Supposons que vous découvriez régulièrement des impressions pour « faut-il enlever le carrelage avant de rénover une salle de bain ».
Cette expression peut vous donner une idée d’article, de nouvelle section ou de question à traiter dans un guide plus général.
Attention cependant : une requête qui apparaît dans Search Console ne mérite pas automatiquement une nouvelle page.
Si vous disposez déjà d’un article qui répond précisément à cette question, il peut être plus intelligent de l’améliorer plutôt que d’en créer un deuxième.
C’est d’ailleurs un problème assez fréquent sur les blogs anciens. On accumule des articles pendant des années, puis on découvre qu’une bonne partie répond aux mêmes questions avec quelques mots différents.
Vérifiez la demande avant de vous lancer
Vous pouvez compléter vos recherches avec Google, ses suggestions automatiques, les recherches associées et un outil de mots-clés si vous en utilisez un. Un autre aspect mérite votre attention : comment j’ai rempli un tableur de 50 mots-clés rentables en 1h chrono (juste avec….
L’objectif n’est pas nécessairement de trouver une expression recherchée des milliers de fois par mois.
Un indépendant qui vend des prestations à plusieurs centaines ou milliers d’euros peut parfaitement trouver un intérêt commercial dans un article qui attire peu de monde, à condition qu’il s’agisse des bonnes personnes.
À l’inverse, un article qui reçoit beaucoup de trafic sans aucun rapport avec votre activité risque de ne pas vous apporter grand-chose.
Pour choisir un sujet, je regarderais donc trois éléments : existe-t-il une demande identifiable, puis-je apporter une réponse vraiment utile et cette réponse a-t-elle un rapport avec les personnes que je souhaite attirer ?
Notre artisan décide finalement de travailler sur « dans quel ordre rénover une salle de bain ».
Il possède l’expérience nécessaire pour expliquer le déroulement des travaux, il peut illustrer son article et le sujet intéresse des personnes susceptibles de faire appel à ses services.
Nous tenons notre sujet.
Mais nous ne sommes pas encore prêts à écrire.
3. Analysez ce que le lecteur attend avant de construire votre plan
C’est probablement l’étape SEO la plus importante de tout ce guide.
Vous pouvez rédiger le meilleur article du monde sur un sujet et ne jamais obtenir de bons résultats si vous répondez à une question différente de celle que l’internaute se pose. Pour aller plus loin sur ce point, je détaille comment rédiger un titre qui génère plus de clics.
En référencement, on appelle ça l’intention de recherche.
Derrière chaque requête se cache une attente.
Quelqu’un qui tape « acheter un vélo électrique » ne cherche pas la même chose que celui qui tape « comment entretenir la batterie d’un vélo électrique ».
Le premier semble proche d’un achat. Le second souhaite apprendre quelque chose.
Et quand vous mélangez les deux, vous risquez de produire un contenu qui ne satisfait personne.
Regardez les résultats de Google
Tapez votre requête principale dans Google.
Ne vous contentez pas de regarder les titres en diagonale. Ouvrez plusieurs résultats et essayez de comprendre ce que les pages proposent réellement.
Posez-vous quelques questions :
- Est-ce que Google présente surtout des tutoriels, des guides, des comparatifs ou des pages commerciales ?
- Les premiers résultats donnent-ils une réponse rapide ou détaillent-ils une méthode complète ?
- Quelles questions reviennent régulièrement ?
- Quels éléments pratiques sont utilisés : tableaux, photographies, calculatrices, exemples ?
- Qu’est-ce qui manque pour permettre au lecteur de passer réellement à l’action ?
Cette dernière question est particulièrement intéressante.
Parce que votre objectif n’est pas de reproduire ce que font les cinq premiers résultats en changeant quelques phrases.
C’est de comprendre leur utilité, puis de proposer quelque chose qui aide mieux le lecteur.
Exemple : deux recherches proches, deux articles différents
Imaginons que notre artisan hésite entre ces deux sujets :
« Dans quel ordre rénover une salle de bain ? »
« Combien coûte la rénovation d’une salle de bain ? »
Ils appartiennent au même univers, mais les attentes sont différentes.
Sur la première recherche, le visiteur souhaite probablement connaître l’enchaînement des interventions et éviter de faire les travaux dans le désordre.
Sur la deuxième, il attend plutôt des informations budgétaires : les principaux postes de dépenses, les éléments qui font varier le prix et éventuellement des exemples de devis.
Ce sont des hypothèses à confirmer en regardant les résultats réels.
Si l’artisan répond à la deuxième recherche en racontant uniquement les étapes du chantier, son article risque de décevoir. Et s’il répond à la première avec une longue comparaison de tarifs, le problème sera le même.
Il doit donc choisir.
Pour notre exemple, nous restons sur l’ordre des travaux.
La promesse pourrait devenir :
« Découvrez dans quel ordre organiser la rénovation de votre salle de bains, les étapes à prévoir et les erreurs qui peuvent vous obliger à refaire une partie du chantier. »
C’est précis.
Et surtout, nous savons maintenant ce qui doit figurer dans le contenu.
Ne confondez pas longueur et pertinence
J’ai déjà vu des articles interminables dont on aurait pu supprimer les deux tiers sans retirer une seule information utile.
Ce n’est pas parce que les concurrents écrivent 3 000 mots que vous devez en écrire 3 500.
Il n’existe pas de longueur universelle qui permettrait de mieux se positionner sur Google.
Une question simple peut nécessiter 400 mots. Une méthode technique complète peut en demander plusieurs milliers.
La bonne longueur est celle qui permet de répondre correctement au problème, sans laisser le lecteur avec une poignée de questions essentielles auxquelles vous auriez pu répondre.
Si votre article doit être long, qu’il le soit.
Mais donnez à chaque paragraphe une raison d’exister.
4. Construisez un plan qui suit le raisonnement du lecteur
Je vais vous faire une confidence : j’ai longtemps eu du mal avec les plans.
J’aime écrire librement, suivre une idée, bifurquer vers une anecdote et revenir au sujet quelques paragraphes plus tard.
Quand je rédige un email, cette liberté fonctionne plutôt bien.
Sur un article de blog, c’est plus compliqué.
Il m’est arrivé de déplacer des paragraphes dans tous les sens parce que j’avais développé une idée beaucoup trop tôt, oublié une explication importante ou découvert en cours de route que mon article racontait autre chose que ce que j’avais prévu.
Avec l’expérience, j’ai fini par faire une distinction entre le plan qui enferme l’auteur et le plan qui aide le lecteur.
Le premier peut devenir pénible.
Le deuxième est indispensable dès qu’un sujet demande plusieurs explications.
Faites avancer votre lecteur d’une question à la suivante
Reprenons notre rénovation de salle de bains.
Une personne qui ne connaît rien aux travaux va probablement suivre ce raisonnement :
« Qu’est-ce que je dois préparer ? »
Puis : « Est-ce qu’il faut commencer par casser l’ancienne salle de bains ? »
Ensuite : « À quel moment intervient le plombier ? »
Et enfin : « Quand peut-on poser les revêtements et installer les équipements ? »
Votre plan doit suivre cette progression.
Voici ce que je proposerais.
H1 : Dans quel ordre rénover une salle de bain ? Les étapes à suivre
H2 : 1. Examiner l’existant et préparer le projet
Vérifier les dimensions, l’état des supports, les réseaux, la ventilation et les contraintes du chantier.
H2 : 2. Déposer les anciens équipements et revêtements
Expliquer ce qui doit être retiré, les précautions à prendre et les mauvaises surprises possibles.
H2 : 3. Préparer les interventions de plomberie et d’électricité
Montrer pourquoi ces opérations doivent être anticipées avant les finitions.
H2 : 4. Reprendre les supports et traiter les zones exposées à l’eau
Aborder les préparations nécessaires, l’étanchéité adaptée et les vérifications à effectuer.
H2 : 5. Poser les revêtements
Présenter les opérations qui peuvent commencer une fois les supports correctement préparés.
H2 : 6. Installer les équipements et effectuer les finitions
Vérifier le fonctionnement de l’ensemble et les derniers détails.
H2 : Les erreurs qui compliquent une rénovation
Regrouper les problèmes que l’artisan a rencontrés sur ses chantiers.
H2 : Faut-il réaliser les travaux soi-même ou faire appel à un professionnel ?
Aider le lecteur à prendre une décision selon les contraintes de son projet.
Vous remarquerez que le plan ne cherche pas à caser vingt mots-clés.
Il accompagne une personne dans un ordre logique.
Chaque partie prépare la suivante.
Et si un élément s’avère inutile, vous pouvez le retirer sans avoir l’impression de détruire toute votre construction.
Une méthode simple pour vérifier votre plan
Relisez uniquement vos sous-titres.
Sans consulter le texte, est-ce que vous comprenez le cheminement proposé ?
Si ce n’est pas le cas, votre lecteur risque de se perdre lui aussi.
Essayez ensuite d’expliquer chaque section à voix haute.
Vous devriez pouvoir dire : « Ici, je réponds à cette question, puis j’explique cet élément parce qu’il faut le comprendre avant de passer à la suite. »
Mon test sur mon propre blog
Quand j’ai repris mes anciens articles, je me suis aperçu qu’une mise à jour ne se résumait pas à changer l’année dans le titre. Pour deux guides proches sur la rédaction d’articles, j’ai dû décider quelle question chacun devait résoudre. C’est ce travail de tri que je vous conseille avant d’écrire un texte supplémentaire : regardez la recherche visée, la page qui y répond déjà et ce qui manque réellement au lecteur. Les mots ne servent à rien si deux URL de votre site se disputent la même réponse.
Si deux sections répondent exactement à la même question, vous pouvez probablement les fusionner.
Et si une section n’aide ni à comprendre ni à agir, demandez-vous si elle mérite vraiment sa place.
5. Rédigez un titre et une introduction qui donnent envie de continuer
Vous pouvez avoir trouvé un excellent sujet, préparé un bon plan et rassemblé des informations utiles.
Si votre titre ne donne pas envie de cliquer, une partie de ce travail risque de rester invisible.
C’est une chose que j’ai beaucoup travaillée avec le copywriting et la rédaction de mes emails.
Depuis 2008, j’écris des objets de messages qui doivent donner envie à mes abonnés d’ouvrir le mail.
Sur Google, le mécanisme possède quelques différences, mais le principe reste proche : votre titre doit permettre au lecteur d’identifier rapidement ce qu’il va obtenir.
Il ne s’agit pas de fabriquer une promesse spectaculaire.
Il s’agit de rendre le bénéfice évident.
Un bon titre doit être compréhensible avant d’être original
Imaginez ces deux titres :
« Transformez votre salle de bains en un véritable havre de paix »
« Dans quel ordre rénover une salle de bain ? Les 6 étapes à prévoir »
Le premier pourrait convenir à une page d’inspiration ou à un magazine de décoration.
Le deuxième correspond beaucoup mieux à notre recherche.
Le lecteur comprend immédiatement qu’il va découvrir l’ordre des travaux.
Cette clarté est particulièrement importante en SEO.
J’ai déjà modifié le Title d’une page de mon propre site avant de constater une forte progression de son trafic. Ça ne prouve pas que le changement de titre explique à lui seul cette hausse, mais c’est une bonne illustration de l’intérêt de travailler la manière dont une page présente sa promesse.
Le titre n’est pas une formalité à remplir juste avant de publier.
C’est une partie du contenu.
Si vous souhaitez approfondir ce travail, j’ai consacré un guide complet à la rédaction de titres accrocheurs.
Comment rédiger une introduction efficace
Une introduction doit accomplir trois choses.
D’abord, montrer au visiteur qu’il se trouve au bon endroit.
Ensuite, lui faire comprendre que vous connaissez son problème.
Enfin, lui expliquer ce qu’il va découvrir dans la suite de la page.
Vous n’avez pas besoin de raconter l’histoire complète de votre entreprise ou de commencer par une définition du dictionnaire.
Regardez cette introduction :
La rénovation d’une salle de bain consiste à modifier les équipements sanitaires, les revêtements et parfois les installations techniques. Il s’agit d’un projet important pour améliorer le confort d’un logement.
Ce n’est pas faux, mais ça ne répond pas au problème de notre lecteur.
Essayons autrement :
Vous avez choisi votre nouvelle douche, trouvé un carrelage qui vous plaît et commencé à regarder les meubles de salle de bains.
Mais maintenant, une question se pose : par quoi faut-il commencer ?
Faut-il retirer l’ancien carrelage avant de faire venir le plombier ? Peut-on installer la douche avant de terminer les murs ? Et comment éviter de devoir casser quelque chose qu’on vient tout juste de poser ?
Dans cet article, nous allons reprendre les différentes étapes d’une rénovation de salle de bains, dans leur ordre logique, avec les vérifications à prévoir avant chaque intervention.
La différence est importante.
Le lecteur retrouve sa propre situation.
Il peut imaginer le chantier, les questions et les problèmes éventuels.
Et il sait ce que l’article va lui apporter.
Ne gardez pas toutes vos réponses pour la fin
On voit encore beaucoup de contenus qui commencent par plusieurs centaines de mots destinés à maintenir artificiellement le suspense.
C’est rarement une bonne idée lorsqu’une personne cherche une réponse pratique.
Si elle demande combien de temps dure une opération, donnez-lui rapidement un ordre de grandeur lorsque vous disposez de données fiables.
Si elle cherche une méthode, présentez les grandes étapes dès le début, puis développez-les.
Une bonne introduction donne envie de continuer parce qu’elle promet une explication intéressante, pas parce qu’elle cache volontairement l’information.
6. Rédigez un contenu utile, concret et agréable à lire
Nous arrivons enfin à l’écriture.
Et vous allez peut-être être surpris, mais à ce stade, une bonne partie du travail intellectuel est déjà réalisée.
Vous connaissez votre sujet, votre lecteur, sa question principale et les grandes étapes de votre réponse.
Il reste à transformer tout ça en un article que quelqu’un aura réellement plaisir à lire.
Écrivez comme si vous expliquiez quelque chose à une personne
Je préfère largement une phrase naturelle et précise à un paragraphe qui semble avoir été écrit pour impressionner un professeur de français.
Vous n’êtes pas obligé d’utiliser un vocabulaire compliqué pour montrer votre expertise.
Au contraire.
Quand vous maîtrisez bien un sujet, vous devez normalement être capable d’en expliquer les principes sans noyer votre lecteur sous des termes techniques.
Prenons un passage de notre article fictif.
Version trop générale :
La planification préalable des interventions techniques constitue une étape fondamentale pour garantir une coordination optimale des différents corps de métier et assurer la conformité des installations.
On comprend vaguement l’idée.
Mais que doit faire le lecteur ?
Version plus utile :
Avant de poser le carrelage, vérifiez que l’emplacement de la douche, du lavabo et des prises électriques a bien été défini avec les professionnels concernés. Si vous décidez de déplacer le lavabo après la pose des revêtements, vous risquez de devoir reprendre une partie des travaux. C’est pour cette raison que les interventions de plomberie et d’électricité doivent être préparées suffisamment tôt.
La deuxième version explique le principe, les actions et les conséquences d’une mauvaise décision.
Le lecteur peut se représenter ce qui va se passer sur son chantier.
C’est exactement ce que vous devez chercher.
Chaque conseil important mérite un exemple
C’est probablement l’un des moyens les plus simples d’améliorer vos contenus.
Dès que vous formulez un conseil général, demandez-vous :
« À quoi ça ressemble dans la vraie vie ? »
Vous écrivez : « Il faut bien connaître son client avant de créer un produit. »
Très bien.
Mais comment fait-on ?
Un artisan peut interroger les clients qui lui ont demandé un devis. Un consultant peut relire les questions reçues par email. Un créateur de formation peut analyser les difficultés exprimées par les personnes qui ont acheté son premier produit.
Vous venez de rendre votre conseil beaucoup plus utile.
Même chose avec notre artisan.
Au lieu d’écrire « Anticipez les contraintes de plomberie », il peut raconter le cas typique d’un client qui souhaite déplacer sa douche à l’autre bout de la pièce.
Ce changement paraît simple sur un plan, mais il peut imposer de vérifier les possibilités d’évacuation, les pentes disponibles et l’organisation des autres équipements.
La situation rend immédiatement la recommandation compréhensible.
Et mieux encore, elle aide le lecteur à identifier un problème qu’il n’avait peut-être pas envisagé.
Utilisez votre expérience pour apporter quelque chose d’original
C’est ici que vous pouvez faire la différence avec les articles génériques.
Vous avez probablement accumulé des connaissances qu’on ne retrouve pas facilement dans les guides produits à la chaîne.
Des clients qui vous ont posé une question inattendue.
Des méthodes que vous avez abandonnées parce qu’elles ne fonctionnaient pas.
Des erreurs qui vous ont coûté du temps.
Des petits détails auxquels vous faites maintenant attention sans même y réfléchir.
Ces éléments ont beaucoup de valeur.
Dans mon cas, je peux expliquer les principes du SEO, mais je peux aussi montrer ce qui se passe lorsque je modifie le titre d’une page, lorsque je découvre des requêtes surprenantes dans Search Console ou lorsque je constate que deux articles de mon blog répondent pratiquement à la même question.
C’est plus intéressant que de répéter une définition du référencement.
Notre artisan devrait procéder de la même façon.
Plutôt que de reprendre une liste théorique des étapes d’un chantier, il peut montrer une photographie d’une salle de bains avant intervention, expliquer pourquoi certaines opérations ont été planifiées dans un ordre particulier et présenter les contrôles réalisés avant de poursuivre.
Il n’a pas besoin de raconter toute sa vie.
Quelques observations personnelles, précises et vérifiables peuvent suffire à rendre son article nettement plus convaincant.
Et s’il n’a pas de photographie ou de chantier pertinent à présenter, mieux vaut l’expliquer avec un exemple hypothétique que d’inventer un client satisfait.
Pensez à la personne qui découvre votre sujet
Il est facile d’oublier ce que l’on ignorait au début.
Quand vous travaillez depuis dix ou vingt ans dans un domaine, certains gestes vous paraissent tellement évidents que vous ne pensez même plus à les expliquer.
Pourtant, votre lecteur peut parfaitement ne pas savoir ce qu’est une balise H1, un lien canonical ou une intention de recherche.
Le principe est identique dans notre exemple de rénovation.
Si l’artisan parle d’étanchéité sous carrelage ou de contraintes d’évacuation, il doit expliquer à quoi ces éléments servent et pourquoi ils influencent l’ordre des travaux.
Sinon, une personne novice retiendra simplement qu’il existe des choses techniques qu’elle ne comprend pas.
Vous n’avez pas besoin de transformer chaque paragraphe en cours magistral.
Expliquez les termes indispensables au moment où ils deviennent utiles.
Aérez votre texte sans le découper artificiellement
Les sous-titres, les listes, les tableaux et les photographies permettent de faciliter la lecture.
Mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse, celui des articles qui ressemblent à une interminable succession de slogans de trois mots.
Une idée complexe mérite parfois un vrai paragraphe.
Un exemple nécessite parfois plusieurs phrases pour être compris.
Utilisez les sous-titres pour annoncer un changement de sujet, les listes pour présenter des éléments faciles à comparer et les tableaux lorsqu’ils permettent réellement de simplifier une information.
Et si vous vous demandez si un passage est trop compliqué, lisez-le à voix haute.
Quand une phrase vous oblige à reprendre votre souffle trois fois ou que vous ne comprenez plus son début en arrivant à la fin, il y a probablement quelque chose à améliorer.
Utilisez l’intelligence artificielle sans perdre votre expertise
L’IA peut vous aider à organiser des notes, proposer une structure, trouver des questions oubliées ou repérer les passages difficiles à comprendre.
Je l’utilise moi-même comme un outil de travail.
Mais il y a une distinction importante entre utiliser l’IA pour faciliter votre travail et lui demander de fabriquer une expertise que vous n’avez pas.
Si notre artisan demande simplement « Écris-moi un article SEO de 3 000 mots sur la rénovation de salle de bains », il risque d’obtenir un contenu générique, parfois approximatif, et qui ne reflète pas nécessairement les réalités de ses chantiers.
En revanche, il peut lui transmettre son plan, ses explications, ses notes de chantier et les questions de ses clients, puis lui demander de l’aider à structurer les informations.
Il devra ensuite vérifier les faits, corriger les formulations et compléter les passages dans lesquels son expérience fait la différence.
Ce travail de vérification est particulièrement important lorsque le contenu concerne la sécurité, l’électricité, la santé ou toute autre activité où une mauvaise information peut entraîner des conséquences sérieuses.
L’IA peut accélérer certaines opérations.
Elle ne vous dispense pas de savoir ce que vous publiez.
7. Optimisez votre article pour Google sans gâcher sa lecture
Maintenant que votre texte est rédigé, nous pouvons nous occuper de son référencement.
Je sais que beaucoup de personnes abordent le SEO comme une liste de cases à cocher : mettre le mot-clé dans le titre, l’ajouter au premier paragraphe, le répéter plusieurs fois et obtenir un voyant vert dans leur extension WordPress.
Ce n’est pas ma façon préférée de travailler.
J’ai passé suffisamment de temps à bidouiller des sites, analyser leurs pages et regarder leurs performances pour savoir qu’une optimisation ne se résume pas à une densité de mots-clés.
Le travail le plus important a déjà été effectué lorsque nous avons choisi le sujet, compris l’intention de recherche et construit une réponse adaptée.
Les réglages techniques viennent ensuite faciliter la découverte et la compréhension de cette réponse.
Travaillez votre Title et votre H1
Le Title est le titre HTML de votre page, celui que vous définissez généralement dans les réglages SEO de WordPress.
Google peut l’utiliser pour présenter votre résultat, mais il peut aussi générer un autre titre à partir du contenu de la page.
Le H1 correspond au titre principal visible dans l’article.
Ces deux éléments peuvent être identiques, mais ce n’est pas obligatoire.
Pour notre exemple, je choisirais :
Title SEO : Dans quel ordre rénover une salle de bain ? Les étapes
H1 : Dans quel ordre rénover une salle de bain pour éviter les erreurs ?
Le sujet principal est clair dans les deux cas.
Le Title est concis, tandis que le H1 peut présenter une promesse légèrement plus développée.
Vous n’avez pas besoin d’ajouter dix expressions différentes pour espérer vous positionner sur toutes les variantes de recherche.
Privilégiez un titre naturel qui décrit correctement votre contenu.
Choisissez une URL courte et compréhensible
Si votre article est nouveau, choisissez une adresse simple.
Par exemple :
monsite.fr/ordre-travaux-salle-de-bain/
C’est plus facile à lire et à partager qu’une adresse contenant une longue succession de mots ou des paramètres inutiles.
En revanche, si votre article existe déjà et possède des liens ou de l’historique sur Google, ne changez pas son URL uniquement pour la raccourcir.
Un changement d’adresse demande une vraie gestion des redirections et des liens internes.
Structurez correctement les sous-titres
Dans WordPress, utilisez le H1 pour le titre principal de votre article, puis des H2 pour les grandes sections et des H3 pour leurs sous-parties.
Pas besoin d’ajouter une balise de titre tous les trois paragraphes.
Votre structure doit permettre de comprendre facilement les différents niveaux d’information.
Pour notre guide sur la rénovation, les étapes principales seront des H2, tandis que les précisions propres à chaque étape pourront devenir des H3.
C’est logique pour les lecteurs et compréhensible pour les moteurs de recherche.
Ajoutez des liens internes réellement utiles
C’est un élément que je surveille beaucoup sur mon propre site.
Un article isolé, sans rapport visible avec le reste de vos contenus, risque de passer à côté de nombreuses possibilités de navigation.
Les liens internes permettent aux visiteurs de découvrir d’autres réponses et aident les moteurs de recherche à trouver vos pages et à comprendre leurs relations.
Mais attention à ne pas transformer chaque phrase en annuaire de liens.
Notre artisan peut créer des liens vers des contenus complémentaires, par exemple un guide sur le budget d’une rénovation, un article consacré au choix d’une douche ou une page présentant ses prestations.
Le lien doit apparaître au moment où il devient utile.
Si vous expliquez qu’il faut anticiper le budget, il est naturel de renvoyer vers un article qui détaille les principaux postes de dépenses.
En revanche, insérer un lien vers un article sur la décoration des jardins simplement parce que vous voulez pousser cette page n’apportera pas grand-chose au lecteur.
Et pensez à travailler dans l’autre sens : vos anciens articles peuvent également pointer vers votre nouveau guide, lorsqu’il constitue une ressource pertinente.
Utilisez des images qui apportent une information
Une bonne photographie peut parfois expliquer une opération beaucoup plus rapidement qu’un long paragraphe.
Dans notre exemple, l’artisan pourrait montrer l’état d’une salle de bains après la dépose des équipements, puis une photographie des réseaux avant que les murs soient refermés.
Ce sont des images qui servent la compréhension.
Il peut aussi proposer un schéma présentant les grandes étapes d’un chantier.
Pour chaque image, choisissez un nom de fichier descriptif, compressez-la pour éviter de ralentir inutilement la page et ajoutez un texte alternatif adapté à son rôle.
Par exemple :
preparation-plomberie-renovation-salle-de-bain.webp
Avec un texte alternatif tel que :
« Préparation des arrivées d’eau et des évacuations avant la pose des revêtements. »
Le texte alternatif doit décrire l’image lorsqu’elle apporte une information, pas servir de prétexte pour répéter quinze mots-clés.
Si l’image est purement décorative, son traitement peut être différent.
Rédigez une méta-description qui présente clairement le bénéfice
La méta-description n’est pas un levier direct de classement.
Elle peut toutefois aider à présenter votre contenu lorsque Google décide de l’utiliser dans ses résultats.
Pour notre article, je proposerais :
« Vous rénovez votre salle de bain ? Découvrez l’ordre des travaux, les étapes à anticiper et les erreurs à éviter avant de commencer votre chantier. »
C’est simple.
On comprend le sujet, le contexte et l’intérêt de consulter la page.
Pas besoin de formules extraordinaires.
Vérifiez que la page peut réellement être indexée
Il serait dommage de passer plusieurs heures sur un article pour découvrir qu’une option WordPress empêche Google de l’indexer.
Avant de publier, vérifiez les éléments essentiels : la page doit être accessible, ne pas être bloquée par une directive noindex, utiliser une URL canonique cohérente et disposer de liens internes permettant de la découvrir.
Une extension SEO peut faciliter ces vérifications, mais elle ne remplace pas le contrôle réel de la page.
Et gardez à l’esprit qu’une page techniquement indexable n’est pas automatiquement indexée ou bien positionnée par Google.
L’optimisation facilite le travail des moteurs de recherche.
Elle ne garantit pas le résultat.
8. Publiez votre article, puis vérifiez ce qu’il produit réellement
La publication marque la fin de la rédaction.
Pas la fin du travail.
C’est une erreur que j’ai commise moi aussi pendant longtemps : publier un contenu, passer au suivant et ne plus revenir sur le précédent.
Pourtant, les données que Google commence à vous fournir après la publication peuvent être particulièrement intéressantes.
Elles permettent de découvrir comment votre page est comprise et sur quelles recherches elle apparaît.
Vérifiez votre article sur ordinateur et sur téléphone
Avant de publier, prenez quelques minutes pour regarder la version finale.
Les titres sont-ils lisibles ? Les images s’affichent-elles correctement ? Les liens fonctionnent-ils ? Le texte est-il agréable à lire sur un petit écran ?
Vérifiez également les passages qui contiennent des exemples techniques.
Dans notre article sur la rénovation, il serait gênant d’avoir inversé deux étapes ou publié une photographie accompagnée d’une explication incorrecte.
Relisez aussi votre introduction après avoir terminé le texte.
Il arrive qu’on fasse évoluer le contenu pendant la rédaction, alors que la promesse initiale n’a pas changé.
Si votre article annonce six étapes mais n’en contient plus que cinq, corrigez-le.
C’est un détail, mais ces détails accumulés donnent rapidement l’impression d’un contenu négligé.
Faites connaître votre nouvel article
Je tiens une newsletter depuis 2008 et c’est un canal que j’aime particulièrement pour partager de nouvelles idées et orienter mes lecteurs vers mes contenus.
Mais ce n’est pas le seul moyen de diffuser un article.
Vous pouvez le partager avec votre audience, l’intégrer dans une séquence email pertinente, l’utiliser pour répondre à une question d’un prospect ou l’ajouter à une page de ressources.
Si votre contenu répond à une véritable difficulté, il peut également devenir utile dans vos échanges commerciaux.
Imaginez notre artisan.
Un prospect lui demande dans quel ordre il doit organiser ses travaux avant de recevoir les entreprises.
Il peut lui envoyer son article.
Le prospect obtient une réponse immédiatement, découvre la manière de travailler de l’artisan et peut ensuite le contacter s’il souhaite lui confier le chantier.
C’est un usage commercial très concret d’un contenu de blog.
Et il ne dépend pas exclusivement des résultats de Google.
Regardez les performances dans Search Console
Après la publication, ouvrez Google Search Console et utilisez l’outil d’inspection de l’URL pour vérifier que Google peut accéder à votre page. Pour aller plus loin sur ce point, je détaille les requêtes bizarres de la Search Console Google peuvent-elles donner de bonnes….
Vous pouvez demander son indexation si elle n’est pas encore connue du moteur, mais cette demande ne garantit ni son indexation ni sa position.
Laissez ensuite le temps aux données de s’accumuler.
Selon le site, la concurrence et la fréquence d’exploration, certaines pages commencent à recevoir des impressions assez rapidement, tandis que d’autres demandent davantage de temps.
Ce que je regarde particulièrement, ce sont les requêtes qui déclenchent des impressions, les clics, les positions et leur évolution.
Prenons un exemple fictif.
Après plusieurs semaines, notre artisan observe les données suivantes :
| Requête | Impressions | Clics |
|---|---|---|
| ordre travaux salle de bain | 320 | 12 |
| par quoi commencer rénovation salle de bain | 180 | 7 |
| plomberie avant carrelage salle de bain | 95 | 2 |
Ces chiffres sont inventés pour illustrer la méthode.
Ils nous apprennent cependant quelque chose d’intéressant.
La page apparaît sur plusieurs recherches pertinentes, ce qui suggère que Google la rattache bien au sujet que nous souhaitions traiter.
La troisième requête pourrait également révéler un besoin d’explication supplémentaire concernant la plomberie et les revêtements.
Avant de modifier la page, je regarderais donc si cette question est correctement traitée.
Si ce n’est pas le cas, l’artisan pourrait ajouter un exemple, une photographie ou quelques paragraphes qui répondent mieux à cette interrogation.
Attention à ne pas tirer de conclusion à partir d’un simple taux de clics.
Une position moyenne, un faible nombre d’impressions, la présence d’autres éléments dans les résultats ou une différence d’intention peuvent modifier fortement ce chiffre.
C’est l’ensemble des données qui doit guider votre décision.
Améliorez votre contenu plutôt que d’en produire systématiquement un autre
C’est une habitude que je recommande de prendre.
Lorsque vous découvrez une nouvelle requête intéressante, ne créez pas automatiquement une page supplémentaire.
Commencez par regarder si vous possédez déjà un contenu qui pourrait y répondre.
Parfois, il suffit de compléter une section.
D’autres fois, la recherche mérite vraiment un article indépendant, parce qu’elle correspond à une intention différente.
Dans notre exemple, une recherche sur le coût complet d’une rénovation pourrait justifier un guide dédié au budget, avec un lien depuis l’article consacré à l’ordre des travaux.
Mais une recherche sur le moment où intervient le plombier peut probablement être traitée directement dans le guide existant.
Ce principe permet de construire un blog cohérent plutôt qu’une collection de pages qui se marchent dessus.
Et lorsque vous modifiez un article, notez la date et la nature de votre changement. Vous pourrez ensuite observer les performances sans oublier ce que vous avez réellement modifié.
Exemple complet : de l’idée à l’article publié
Reprenons rapidement le parcours de notre artisan pour voir à quoi ressemble le processus une fois toutes les étapes assemblées.
Il possède un site présentant ses prestations de rénovation et souhaite obtenir davantage de demandes de devis.
Ses clients lui posent régulièrement des questions sur l’organisation des travaux.
Il décide donc de publier un article consacré à l’ordre des interventions dans une salle de bains.
Première décision : le lecteur doit comprendre les grandes étapes du chantier et les principales erreurs d’organisation.
Deuxième décision : la requête ciblée sera « dans quel ordre rénover une salle de bain », sous réserve de confirmer l’intérêt du sujet en analysant les résultats Google.
Troisième décision : plutôt que de présenter une liste générique, l’artisan utilisera son expérience pour expliquer les interventions, les dépendances entre les travaux et les précautions nécessaires.
Il prépare ensuite son plan, rassemble les photographies disponibles, rédige une introduction qui reprend les questions des clients et développe chaque étape.
Une fois le texte terminé, il vérifie que les informations techniques sont correctes, ajoute les liens vers ses autres contenus et présente ses prestations en fin d’article.
Puis il publie.
Quelques semaines plus tard, il consulte les données de Search Console pour identifier les premières requêtes et décider si des améliorations sont nécessaires.
Ce processus paraît presque évident lorsqu’on le décrit ainsi.
Mais comparez-le à ce qu’il aurait pu faire au départ : ouvrir WordPress, écrire « Comment réussir vos travaux de rénovation », remplir la page avec des conseils généraux puis attendre que Google lui envoie des visiteurs.
Dans le premier cas, chaque décision sert une intention précise.
Dans le deuxième, il espère simplement que son article rencontrera un public.
C’est toute la différence entre produire du contenu et construire une véritable ressource pour vos lecteurs.
Les erreurs les plus fréquentes quand on rédige un article de blog
Avant de terminer, j’aimerais revenir sur quelques erreurs que je vois régulièrement, parce qu’elles peuvent ruiner un article pourtant bien parti.
Écrire sur un sujet trop large. Un article intitulé « Tout savoir sur le marketing » va vous obliger à survoler une quantité énorme de notions. Un guide consacré à une difficulté précise sera souvent plus simple à construire et plus facile à utiliser.
Répéter ce que disent les concurrents. Si votre article ne contient que des informations déjà présentes partout, demandez-vous ce que votre expérience, vos démonstrations ou vos exemples permettent d’apporter en plus.
Promettre une méthode et ne donner que des conseils. Dire à quelqu’un de « créer du contenu de qualité » ne lui apprend pas à créer ce contenu. Montrez-lui les opérations à réaliser, dans quel ordre et comment vérifier le résultat.
Faire passer votre objectif commercial avant la question du lecteur. Vous pouvez vendre grâce à vos articles, mais commencez par apporter la réponse que la personne est venue chercher.
Publier puis oublier. Un article qui ne fonctionne pas peut parfois être amélioré. Vous n’avez pas nécessairement besoin d’en écrire dix nouveaux pour progresser.
Enfin, méfiez-vous de cette tentation de vouloir tout dire.
Un article de blog doit être complet sur sa question principale, pas devenir une encyclopédie du sujet.
Lorsque vous vous apercevez qu’un passage pourrait donner naissance à un contenu beaucoup plus approfondi, c’est souvent une excellente occasion de créer un article complémentaire et de relier les deux.
Questions fréquentes sur la rédaction d’un article de blog
Combien de mots faut-il écrire pour un bon article de blog ?
Il n’existe pas de nombre de mots idéal.
La longueur dépend de la question du lecteur, des explications nécessaires et du niveau de détail attendu.
Une réponse simple peut tenir en quelques paragraphes. Un tutoriel complet, avec captures d’écran et exemples, peut nécessiter plusieurs milliers de mots.
Ce qui compte, c’est de permettre au lecteur d’obtenir une réponse satisfaisante sans remplir la page de répétitions destinées uniquement à atteindre une longueur arbitraire.
Faut-il mettre le mot-clé principal dans chaque sous-titre ?
Non.
Votre requête principale doit pouvoir être identifiée clairement, notamment dans le titre et le contenu, mais vous n’avez aucune raison de la répéter artificiellement dans chaque H2.
Utilisez des formulations naturelles qui décrivent ce que chaque section apporte.
Si votre plan est construit autour de questions pertinentes, vous aborderez normalement le vocabulaire associé au sujet sans avoir à le forcer.
Peut-on écrire un bon article de blog avec ChatGPT ?
Oui, à condition de ne pas confondre assistance à la rédaction et création d’une expertise.
Vous pouvez utiliser ChatGPT pour préparer un plan, organiser vos idées, identifier des questions à approfondir ou améliorer la clarté d’un passage.
Mais les informations doivent être vérifiées et le contenu doit apporter une réelle valeur au lecteur.
Un article original fondé sur votre expérience restera beaucoup plus intéressant qu’un texte générique qui reformule les mêmes conseils que tous les concurrents.
Combien d’articles faut-il publier par mois ?
Il n’y a pas de fréquence magique.
Publier quatre contenus utiles et bien ciblés peut être plus intéressant que produire vingt articles sans véritable stratégie.
L’important est de choisir des sujets pertinents, de maintenir la qualité de vos réponses et de consacrer également du temps à l’amélioration des pages déjà publiées.
La régularité peut vous aider à développer votre site, mais elle ne remplace pas la pertinence de chaque article.
Combien de temps faut-il pour qu’un article soit visible sur Google ?
Il n’existe pas de délai garanti.
Google doit pouvoir découvrir, explorer et éventuellement indexer votre page avant qu’elle puisse apparaître dans les résultats.
Et même après son indexation, cela ne signifie pas qu’elle obtiendra immédiatement de bonnes positions.
Vérifiez les aspects techniques dans Search Console, assurez-vous que votre article possède des liens internes pertinents et observez progressivement les données disponibles.
Évitez de modifier votre page tous les deux jours simplement parce que les premiers résultats ne sont pas au rendez-vous.
Un bon article commence bien avant la première phrase
Si vous deviez retenir une seule chose de ce guide, ce serait celle-ci : la qualité d’un article dépend beaucoup des décisions prises avant sa rédaction.
Vous pouvez posséder une très belle plume et produire un contenu qui n’intéresse presque personne.
Vous pouvez aussi écrire simplement, sans effets de style particuliers, et publier une réponse si utile qu’elle sera consultée, recommandée et partagée pendant longtemps.
Le secret n’est pas de trouver une formule qui fonctionnerait sur tous les sujets.
C’est de comprendre précisément ce que cherche votre lecteur, de lui apporter la réponse qu’il attend et d’utiliser vos connaissances pour rendre cette réponse meilleure que ce qu’il pourrait obtenir ailleurs.
Le SEO vous aide à faire découvrir cette réponse.
Le copywriting vous aide à donner envie de la lire.
Votre expérience lui donne de la valeur.
Et si vous avez le sentiment que la rédaction vous demande encore beaucoup trop de temps, j’ai également détaillé ma méthode pour rédiger un article plus rapidement.
Maintenant, il vous reste une chose à faire : choisir une véritable question que se pose votre audience, préparer la réponse que vous aimeriez trouver à sa place et construire votre prochain article autour de ça.
C’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire quotidiennement dans mon propre travail : partir d’un problème concret, comprendre ce qui bloque et trouver une manière simple d’avancer.
Depuis 2008, j’envoie aussi un email aux entrepreneurs, indépendants et créateurs qui aiment ce genre de réflexions. J’y parle de produits à créer, de trafic à développer, de ventes, de SEO et des petites expériences qu’on peut réellement tester sans monter une usine à gaz.
Si vous aimez apprendre en observant ce qui fonctionne sur le terrain, rejoignez la newsletter ici. Vous recevrez mes prochaines idées directement par email.